Recit komposet a nevez gant Iann an Taoc war zuget eun torfed kometet gant YVON DENEZ hag e zaou vevel an dregont a viz Meurz 1878. Cnm. Plougonven – Arrond. Montroulez [Récit nouvellement composé par Jean Taoc au sujet d’un meurtre commis par Yvon Denez et ses deux valets le 30 mars 1878. Commune de Plougonven, arrond. de Morlaix]

Faits divers

Crime de Plougonven

Finistère - Plougonven


  • Présentation
    • Langue : Breton
    • Auteur : Taoc (Jean-Marie)
    • Editeur :
      • Nom : Imp. J. Mauger
      • Adresse : 11 rue de Brest
      • Commune : Morlaix
    • Localisation : Abbaye de Landévennec, cote 22-0945
    • Timbre : Ar plac’h libertin [La fille libertine]
    • Nombre de couplets : 63
    • Refrain : Non
    • Date : 1878
    • Commentaires :

      8 pages. Le « recit » figure sur les 6 premières. Sur les pages 7 et 8 on a une autre chanson de Taoc sans rapport avec le crime. Sur le même sujet on trouve également une chanson de Guillaume Merrer imprimée sur feuille volante intitulée Kinviad Yvon Denez kondaonet d’ar maro en Kemper, guillotinet en Montroulez goude lac’ha he dintin … [Les adieux d’Yvon Denez condamné à mort à Quimper et guillotiné à Morlaix après avoir tué sa tante… »] (catalogue Ollivier n°834)

      Janton Le Roux, célibataire sans enfant, s’était engagée devant notaire à céder sa ferme de Kevigaoue à sa nièce et son mari Yvon Denez contre une rente de 100 francs par an. Si les premières années se passèrent bien, cette somme de 100 franc annuel finit par détériorer les relations entre les deux parties. Yvon Denez, avec la complicité de deux valets, projeta de tuer sa tante en simulant un suicide. Deux tentatives échouèrent. Finalement en rentrant un jour du marché de Morlaix, avec l’aide de ses deux valets il croisa Janton Le Roux et l’agressa avec un pieu. Elle s’affala avec un cri. Sa femme se mit alors à hurler et il l’enferma dans la maison avant d’aller chercher une pioche pour achever sa victime qui vivait encore. Il porta le corps dans un fossé au bord de la route et cacha ensuite ses vêtements ensanglanté dans un tas de paille.

      Le dimanche matin des gens des alentours qui allaient à la chapelle de Kerbiriou trouvèrent le corps. Yvon Denez fit mine de se lamenter de la mort de sa tante mais les témoins furent nombreux à le dénoncer auprès des gendarmes de Plouigneau. Il fut conduit à la prison de Morlaix. Le plus jeune des valets finit par avouer les circonstances du meurtre et mena les gendarmes jusqu’à la meule de paille. Devant cette preuve accablante Yvon Denez avoue son crime. Il fut condamné à mort par la cour d’assise de Quimper. Les deux valets écopèrent de 20 ans d’emprisonnement pour l’un et de 10 ans pour le plus jeune.

      L’avocat de Denez fit appel, prétextant que certains actes n’avaient pas été lus en breton. L’affaire fut donc rejugée à Vannes qui renouvela la sentence de Quimper, confirmée en cassation à Paris. Yvon Denez fut guillotiné à Morlaix.

    • Lien : https://fv.kan.bzh/docs/Fv-Bibliotheques/Landevennec/L-22/FV-L-22-0945.pdf
    • Etat : intégrale

  • Faits divers
    • Crime de Plougonven

      • Date : 1877
      • Nom alternatifs de l'affaire : Affaire Yvon Menez
      • Résumé : Yvon Denez, pour l’état civil Yves-François Denis, 33 ans, cultivateur à Kervigaouez sur la commune de Plougonven (Finistère). Le 15 décembre 1877, il tue à coups de piquet de charrette sa tante et bienfaitrice, la vieille Jeanne Leroux, qui lui avait vendu ses biens en viager. Dans une mauvaise situation financière, Denis ne pouvait lui payer les 300 francs qu'il lui devait. Condamné à mort dans le Finistère, l’arrêt est cassé, et il est re-condamné dans le Morbihan. Ses complices, François-Marie Larhantec et François Simon, ses domestiques et complices (contre 15 francs et un peu d'eau-de-vie), sont condamnés respectivement à 20 et 10 ans de travaux forcés. Il est exécuté le 18 juillet 1878 à Morlaix, il dit avant d’être guillotiné : « J'ai tué, je mérite mon sort. Que Dieu me reçoive dans sa sainte miséricorde ! »
      • Lien résumé : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal/8-avril-1878/100/410257/3
      • Département : Finistère
      • Commune : Plougonven
      • Adresse : Kervigaouez
      • Type : Crime d'intérêt
      • Genre : homme(s)
  • Timbre
    • Titre : Ar plac’h libertin [La fille libertine]
    • Origine : Trad.
    • Date : N/A
    • Type : complainte
    • Equivalences : Le timbre Ar plac’h libertin, parfois appelé Ar plac’h yaouanc a Escopti Roason [La jeune fille de l’évêché de Rennes], se réfère à l’air d’une chanson d’infanticide souvent imprimée sur feuilles volantes depuis le début du XIXe siècle. Son titre primitif est Exempl ha Punition eus a eur plac’h yaouanq (…) er guêr a Roazon [Exemple et Punition d’une jeune fille (…) de la ville de Rennes] catalogue Ollivier n°613A. Ce timbre existe sous de nombreuses variantes (voir le catalogue des timbres B. Lasbleiz n°162). La version jointe est celle notée par A. Bourgeois, Kanaouennou Pobl 1959, p.113
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